372 PEINTRES ET SCULPTEURS CONTEMPORAINS.
On a exposö, avec les envois de Rome, les ceuvresqui ontobtenu les premiers prix au dernier concours.J’ai bien envie de dire que je prdföre le premier se-cond grand prix, la scene du Deluge de M. Mödard, autableau qui a obtenu le premier grand prix, celui deM. Ferrier. 11 y a evidemment dans la peinture desnus, chez M. Perrier, une Science et une habiletö quime plaisent; mais je trouve dans la composition deM. Mödard, dans ces groupes d’hommes se hissant ausommet de constructions cyclopöennes, une origina-litö, une vigueur singuliäres. Bref, c’est tant mieux sil’on peut hesiter et choisir ainsi entre deux concur-rents de mörite.
Les envois de la sculpture sont, je l’ai dit, privös deleur oeuvre di primo cartello. Mais il y a lä des chosesreinarquables, ä coup sür. M. Allar expose un Enfantdes Abruzzes, maigre comme un samt Jean de Dona-tello, et portant sa jarre avec peine, qui est une dtudetout ä fait elegante. C’est bei et bien un Italien quecet öphebe ölancö et qui ne sent point le rodeur d’ate-lier, le modele de ruisseau. M. Soldi a envovö un me-daillon qu’il appelle Gallia. C’est une töte de femme?menagante, fiere, les cheveux, bpars, l’ceil ardent etla narine palpitante. M. Soldi s’est, comme l’avaitfait aussi le sculpteur Marcello , souvenu des coiffuresetranges qu’on voit dans les dessins du musee Pitti,de la main de Michel-Ange, et il a posd sur la criniörede la Gauloise un casque semi-fantastique, dont unetete de coq est le cimier. Ce coq gaulois souligne oucouronne trop l’intention de l’artiste. Ce n’est pas läle seul envoi de M. Soldi, et ses autres medaillons, sonActeon, pierre gravee, complötent une exposition tres-remarquable et tres-apprdcide.
M. Lefrance adresse ä Paris une copie, assez insigni-fiante, de la Venus du Vatican et un bas-relief, laSainte Familie, qui rappelle, ce me semble, une com-