laisse à penser, s’il ne servir pas dan-gereux aux Ambassadeurs deSuede,de confier leurs Lettres à un-rel Mini-stre ou Donneur d’A vis, pendant quel’on a un soupçon si mal-fondé &qu’on est toujours en danger que lesLettres ne soient ouvertes.
Cinquièmement, d’autant qu’il estnecessaire de commander beaucoupde choses, qui concernent tant la di-ligence , que la seuretç, tant pourrendre raison de tout & donner destémoignages d’obeissances, desquelsnul autre ne peut estre chargé , queceluy qui est fous l’autorité du Maistrequi l’envoye ; c’est pourqüoy il estindipensabiement necessaire , que lesAmbassadeurs de Suede ayent Une en-tière liberté, d’envoyer leurs Lettrespar des gens qui leur soient sidelles,qui ayent mesme interest, comme su-jets a un mesme Maistre & qui nepuissent estre corrompus.
Sixiément; Cette circonstance estde tel poids pour les Ambassadeursdans le Traité qu'on entreprend, quefans cela ils ne peuvent ny estre En-voyés, ny vacqüer à leur Médiation,ny mesme traiter en nulle maniéré.Celuy, qui accepte un Ambassadeur,estant obligé de luy accorder les cho-ses fans lesquelles il est impossible qu'il
S’aquit«