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Quoiqu’ils ne fussent pas fort apetif-fans, l'Ambassadeur fit honneur à latable du Vifir , à goûta de tout parcomplaisance. On servit ensuite quan- 1filé de Confitures dans des porcelai- inés, dont le jus étoit fort ambré Ôc îabondant. Les Turcs l’aiment plusque le fruit,& le boivent à la place devin. On servit cependant du sorbet,qui fut trouvé très bon, & dont onfût obligé de faire comme les Turcs,qui eu font leur boisson ordinaire.
' Quinze Officiers à gens distinguezde la fuite de l’Ambassadeur mangè-rent aux autres tables avec lesVisirs ôcOfficiers, qui en faisaient les honneurs. !
D'abord après le dîner on fit entrer jdans la Saie du Divan un Miroir, qui Jfaisait panse des présens, magnifiques, |que l'Ambassadeur voulait faire auGrand Seigneur. Le Vifir demanda,si ce présent venait de la part du Roi.
En effet ce Miroir étoit d’une beautéA d’une grandeur extraordinaire, &toqre rassemblée le regarda avec admi-ration. L'Ambassadeur répondit, quece présent venoit de fa part. Aprèsqu’on Peut fait voir en face de la ja-lousie, où le Sultan pût se considerer àloisir, on se fit porter vers la Sale duGrand-Vifir, où étoient les autresprésens.
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