2,8 Hijïoire du Renouvellementmée, à la vérité, par les ordres duRoi, mais fans aucun acte émanéde l’autorité Royale. L/amour desSciences en faiioit presque seul tou-tes les loix ; mais quoique le succèseût été heureux, il est certain quepour rendre cette Compagnie du-rable, & aulii utile qu’elle le pou-voit être , il faloit des régies plusprécises, & plus severes.
C’est ainsi qu’en jugea le Roi ,lorsqu’après la Guerre terminée parleTraitéde Ryfuvyc, il tourna parti-,culierement les yeux fur le dedansde son Royaume, pour y répandrede ses propres mains , & selon lesvues de sa sagesse , les fruits de laPaix.
L’Académie des Sciences ne luiparut pas un objet indigne de sesregards. Ses faveurs pour elle noninterrompues pendant les plusgrands besoins de l’Etat, avoient em-pêché les Sciences de s’apercevoirparmi nous du trouble qui agi toi ttoute l’Europe; il crut cependantn’avoir pas assez fait , parce qu’il
pou-