90 Eloge de M. le Marquissa Tente, & ce n’étoit pas feulementpour étudier qu’il s’y retiroit,c’étoit aussi pour cacher son appli-cation à l’étude. Car il faut avouerque la Nation Françoise aussi poliequ’aucune autre Nation, est encoredans cette espèce de barbarie, qu’elledoute si les Sciences poussées à unecertaine perfection ne dérogentpoint, & s’il n’est point plus noblede ne rien savoir. II eut si bienl’art de renfermer ses talents , &d’être ignorant par bienséance, quetant qu’il fut dans le métier de laguerre,les gens les plus pénétrantsíur les défauts d’autrui ne ie soup-çonnèrent jamais d’être un grandGeometre , & j’ai vu moi-mêmequelques-uns de ceux qui avoientservi en même temps , fort éton-nez de ce qu’un homme qui avoitvécu comme eux, & avec eux, setrouvoit être un des premiers Ma-thématiciens de /’ Europe.
II fut Capitaine de Cavalerie dansle Régiment Colonel général, maisla foi blesse de fa vûë qui étoit si
cour-