de l’H ò p i t a l. 109beaucoup d’affaires, il étoitdans lecommerce du monde , & il y vi-voit à peu près comme ceux dontcette occupation oisive est la seu-le occupation , il n’étoit pas mêmeennemi des plaisirs, voilà bien desdistractions, & quelque rare talentqu’on lui suppose pour les Mathé-matiques , il est impossible qu’uneprodigieuse application n’ait sup-pléé au peu de temps. Cependantil n’a jamais paru que l’étude aitaltéré fa santé , il avoit l’air de lameilleure & de la plus fermeconstitution qu’on puisse desirer.IÎ n’étoit nullement sombre » nirêveur, au contraire , assez portéà la joie , & il sembloit n’avoirpayé par rien ce grand genie ma-thématique.
On sentoit dans ses discours lesplus ordinaires la justesse , la soli-dité , en un mot, la Géométrie deson esprit ; il étoit d’un commercefacile , & d’une probité parfaite,ouvert & sincere , convenant dece qu’il étoit parce qu’il l’étoit,E 7 &