de V a u s a n, 2.07
mais auíïi son humanité naturelleles lui rendoit chers. II leur sacri-fioit toujours l’éclat d’une conquê-te plus prompte , & une gloire as-sez capable de seduire, & , ce quiell encore plus difficile, quelque-fois il résistoit en leur faveur à l’im-patience des Généraux, & s'expo-íbit aux redoutables discours duCourtisan oisif. Aussi les Soldatslui obéïssoient-ils avec un entier dé-vouement , moins animez encorepar l’extrême confiance quìls a-voient à fa capacité, que par la cer-titude & la reconnoissance d’êtreménagez autant qu’il étoit possi-ble.
Pendant toute la guerre que laPaix de Nimegue termina,fa vie futune action continuelle , & très-vi-ve ; former des desseins de Sièges,conduire tous ceux qui furent faits,du moins dès qu’ils étoient de quel-que importance, réparer les Placesqu’il avoit prises, & les rendre plusfortes, visiter toutes les Frontières,fortifier tout ce qui pouvoit être