aï6 Eloge de M . le Maréchal
II se consoloit avec ses savantesOisivetez. II n’épargnoit aucunedépense pour amasser la quantitéinfinie d’instructions & de Mémoi-res dont il avoir besoin, & il occu-poit sans cesse un grand nombre deSecretaires , de Dessinateurs, deCalculateurs, & de Copistes. IIdonna au Roi en 1704 un gros Ma-nuscrit , qui contenoit tout ce qu’ily a de plus fin & de plus secret dansla conduite de l’Attaque des Pla-ces, présent le plus noble qu’un Su-jet puisse jamais faire à son Maître,& que le Maître ne pouvoit rece-voir que de ce seul Sujet.
En ï 706, après la Bataille deRamiUì M. le Maréchal de Vaubanfut envoyé pour commander à Tìun-querque , & fur la Côte de Flandre.II rassura par fa presence les espritsétonnez, il empêcha la perte d’unpais qu’on vouloir noyer pour pré-venir le Siège de ‘Dunquerque , &le prévint d’ailleursparunCampré-tranché qu’il fit entre cette Ville &Bergues , de forte que les Ennemis