2.2.6 Eloge de M.
liere étoit en même temps, & une &récompense glorieuse de son savoir, c& une occasion perpétuelle d’enfai- ,re un usage agréable , & une heu-reuse nécessité d’en acquérir enco-re tous les jours.
M. Colbert favorisoit les Lettres,porté non-seulement par son incli-nation naturelle, mais par une sagePolitique. II savoit que les Scien-ces & les Arts suffiroient seuls pourrendre un Régné glorieux, qu’ilsétendent la Langue d’une Nation (peut-être plus que des Conquêtes . ,
qu’ils lui donnent l’Empire de l’Es-prit & de l’Industrie, également da-teur & utile , qu’ils attirent cherelle une multitude d’Etrangers, qui ;Fenrichissent par leur curiosité, pren- (
nent ses inclinations, & Rattachent (à ses intérêts.Pendant plusieurs Sié- fclés, rUniversité àe Taris n’a pas jmoins contribué à la grandeur de la aCapitale que le séjour des Rois. Ondoit à M. Colbert l’éclat où furentles Lettres , la naissance de cetteAcadémie, de celle des Inscriptions, ,