de M. de Tschirnhavs. ifen repartit quelque temps après pourvoyager selon la coûtume de fa Nation,qui croit avoir besoin du commerce desautre» pour fe polir, & qui,en doit par-venir d autant plus aisément à fe rendreplus polie qu’elks. 11 vit l’ Angleterre , laFrance , Y Italie, la Sicile, Malthe. Danstous les Païs où il paíîà il s’atracha à voirles Savans, & tout ce qui est un specta-cle pour les Savans, curiosités de l’Hif-toire naturelle, ouvrages extraordinairesde l’art, manufactures singulières. Cegrand nombre de différents faits bien ob-servés ne font pas dans un bon esprit desimples faits, & d’inutiles ornemens dela mémoire, ils deviennent les principesd’une infinité de vûës, où la plus fineThéorie dénuée d’experience n’arriveroitjamais. Plus les yeux ont vû , plus laRaison volt elle-même.
M. de T/cbirtthaus retourna en dlle-magne , Sc alla pasiër quelque temps à laCour de l’Empereur Leopold , car le Phi-losophe peut aller jusque dans les Cours,ne fût-ce que pour y observer des mœurs& des façons de penser qu’il n’auroit pastrop devinées.
Au milieu de cette vie agitée, ou dumoins asiez mêlée de mouvement, lesSciences, Sc fur tout les Mathématiques
Tome II. B oc-