de M\ de T s chirnh aus. 51ce moment ; 6c si, comme il pouvoit as-sez naturellement arriver, ce songe rou-loit sur la matière dont il étoit rempli, ilen avoit plus de facilité à la continuer. IItravailloit dans le silence 6c le repos de lanuit. II se rendormoit à six heures,maisseulement jusqu’à sept, 6c reprenoit sontravail. II dit qu'il n’a jamais fait de plusgrands progrès dans les Sciences , qu’iln’a jamais senti son allure plus vigoureuse6c plus rapide, que quand il a observétoutes ces pratiques avec le plus de régu-larité. On y pourra trouver un soin ex-cessif de se ménager tous les avantages pos-sibles , mais toutes les grandes passionsvont à l’égard de leur objet jusqu’à unecspece de superstition.
II lui arrivoit souvent pendant 1a nuitde voir une grande quantité d’étincellestrès-brillantes, qui voltigeoient 6c jou-oient en l’air. Quand il vouloit les re-garder fixement , elles disparoisiòient ;mais quand il les negligeoit, non-seule-ment elles duroient presque autant queson application au travail, mais elles re«doublóient d’éclat Sc de vivacité. Ensuiteil parvint à les voir en plein jour, lors-qu’il eut acquis un certain degré de facili-té dans la méditation. II les voyoit furune muraille blanche, ou ssir un papierB 4 qu’il