de M. L E M E R i. 173& ses pareils, 6c en 1 666. il vint cher-cher cette Chimie à Paris.
II s’adressaà M. Glazer, alors Démons-trateur de la. Chimie au Jardin du Roi,ôc se mit en pension chez lui, pour êtreà une bonne source d’experiences, 6cd’Analyses. Mais il se trouva malheureu-sement que M.Giazer étoit un vrai Chi-miste , plein d’idées obscures, avare deces idées-là même, & très-peu sociable.M .Lémeri le quitta donc au bout de deuxmois, ôt se résolut à voyager par la Fran-ce pour voir les habiles gens les uns aprèsles autres, 6c se composer une Sciencedes differentes lumières qu’il en tireroic.C’est ainsi qu’avant que les Nations sa-vantes communiquassent ensemble par lesLivres, on n’écudioit guere que par lesvoyages. "La Chimie étoit encore si im-parfaite, & si peu cultivée, que pour yfaire quelque progrès il faloit reprendrecette ancienne façon de s’instruire.
II séjourna trois ans à Montpellier pen-sionnaire de M. Verchanî Maître Apóti-caire, chez qui il eut la commodité dctravailler, 6c ce qui est plus considérable,l’avantage de donner des leçons à quanti-té de jeunes Etudians qu’avoit son Hôte.II ne manqua pas de profiter beaucoupde ses propres leçons, ôc en peu de tempsH 3 elles