du P . Malebrancheì 135Religion nous y découvre, & iî passe en-tre les deux écueils d’une Théologie tropíêvere & desefperante, & d’une Philoso-phie trop humaine ôc trop relâchée. IIfinit son Livre par prier qu’on ne le jugepoint sans avoir pris la peine de le lire &de l’entendre, & cette prière renouve-lée dans un Ouvrage le dernier de tantd’Ouvrages, marque assez combien cettefaveur eít difficile à obtenir du Pu-blic.
Jufqu’ici nous n’avons guere représentéleP.Malebranche que comme Métaphy-sicien ou Théologien , & en ces deuxqualités il scroit étranger àl’AcademiedesSciences, qui passeroit témérairement sesbornes en touchant le moins du monde à1 a Théologie, & qui s’abstient totalementde la Métaphysique, parce qu’elle paroîttrop incertaine & trop contentieuse, oudu moins d’une utilité trop peu sensible.Mais il étoit auffi grand Geometre& grandPhysicien, & son savoir en ces matières,répandu avec éclat dans ses principauxOuvrages, lui fit donner une place d’Ho-rvoraire dans cette Compagnie , lorsquele renouvellement s’en fit en 1699. LaGéométrie ôt la Physique furent mémoles degrés qui le conduisirent à la Méta-physique, ÔC à la Théologie, & devin-rent