de M. S A u v e u ui Zs 7
faitment. Vws m'avez parlé beaucoup pluséloquemment que lui , mais je ne vous ai pascompris , V peut-être m vous compreniez -vous pas vous-mêmes.
II prit le temps de ses voyages de Chan-tilli pour travailler à un Traité de Forti-fication j quel Oracle n’avoit-il pas là?cependant quelques années après íe défiantde la simple spéculation qu’il avoit sur cesmatières, il y voulut joindre la pratique,& même la plus perilleuíe. II alla au Siè-ge de Mons en i6pi ,& il y montoittousles jours la Tranchée. II expofoit fa vie,seulement pour ne negliger aucune ins-truction , 8c l’amour de la Science étoitdevenu en lui un courage guerrier ; le Sié-gé fini, il visita toutes ics Places de Flan-dre. II apprit le détail des évolutionsmilitaires, les campemens , les marchesd’Armée, enfin tout ce qui appartient àl’Art de la Guerre, où l’intelligence apris un rang au dessus de la valeur même.On ne connoifioit guere que lui de Ma-thématicien à la Cour, 8c les Mathéma-tiques n’y étoient gucre connues que parlui ; & comme en ce Païs-là la vogue estplus universelle que par tout ailleurs, &qu’heureuscment pour ce siécle il n’y aplus d’éducation bien entendue fans Ma-thématiques, il a eu l’honneur de les mon-trer