z6o Eloge
Traités, lui même en achetoit un Exem-plaire à la fin de chaque année. Quelque-fois quand il trouvoic des Auditeurs atten-tifs & intelligens,il se laissoitemporteraitplaisir de les instruire , & leur auroit don-né toute la journée sans s’en apercevoir,si un Domestique accoutumé à corrigerses distractions ne l’eût averti qu’il avoicaffaire ailleurs.
11 entra dans l’Académie en i<5p6, dé-jà rempli d'un grand dessein qu’il ntedi-toit, d’une Science presque toute nouvel-le qu’il vouloir mettre au jour, de sonAcoustique, qui doit. être, pour ainsi di-re, en regard avec l'Optique. C’est unbonheur présentement assez rare que cfedécouvrir des Pais inconnus, mais c’estun grand travail que de les défricher. 11n'avoir ni voix, ni oreille ,& ne íongeoítplus qu’à la Musique. II étoit réduit àemprunter la voix ou l’oreille d’autrui,Lc il rendort en échange des démonstra-tions inconnues aux Musiciens. II con-sulta souvent & utilement sur toutes lesparties de son Système Monseigneur leDuc d 'Orléans ) qui avoit appris les Ma-thématiques de lui, & qui lait parfaite*ment la Musique, parce que c’est un desbeaux Arts. Le Disciple s’acquitta, dumoins en partie, avec son Maître. Une
nou-