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d’une pension. II retranchoit de sa fonc-tion d’Examinateur tout le formidableinutile, ou même nuisible que d’autres yauroicnt pu mettre, & n’y conservoitqu’une attention douce, mais fine & pé-nétrante. Quelquefois les Ingénieurs for-toient d’une simple conversation examinésíàns avoir cru l’être.
Quoique M. Sauveur eût toujours jouïd’une bonne santé , & parût être d’untempérament robuste, il fut emporté endeux jours par une fluxion de poitrine;il mourut le p. Juillet tyi6. en là 6q.' me .année.
II a été marié deux fois. A la premiè-re, il prit une précaution ast’ez nouvelle.II ne voulut point voir celle qu’il devoitépouser, jusqu’à ce qu’il eût été chez unNotaire faire rédiger par écrit les con-ditions qu’il demandoit. 11 craignoit den’en être pas aflèz le maître après avoirvu. La seconde fois, il étoit plus aguer-ri. 11 a eu du premier lit deux fils Ingé-nieurs ordinaires du Roi , & Officiersdans les Troupes, & du second un fils &une fille. Le fils a été muet jusqu’à 7 ansprécisément comme son Pere, & ne faitque commencer à parler.
M. Sauveur n’avoit point de présomp-tion. Je lui ai ouï dire que ce qu’un
hom-