ie M. Lëibnitz.
títs , il s’en faut infiniment peu. II aconnu cette infinité d’ordres d’Infinimencpetits toujours infiniment plus petits lesuns que les autres, 8c cela dans la rigueurgéométrique, & les plus grands Géomè-tres ont adopté cette idée dans toute cet-te rigueur. II semble cependant qu’il enait ensuite été effrayé lui-même, 8c qu’ílait crû que ces differens ordres d’Infini-ment petits n’étoient que des grandeursIncomparables à cause de leur extrême iné-galité , Comme le seroient un grain defable, 8c le Globe de la Terre, la Ter-re, 8c la Sphère qui comprend les Pla-nètes 8cc. Or ce ne seroit la qu’unegran-de inégalité, mais non pas infinie, tellequ’on rétablit dans ce Système. Auíïïceux même qui l’ont pris de lui n’enont-ils pas pris cet adoucissement, quigâteroit tout. Un Architeéle a faitun Bâtiment si hardi qu’il n’ose lui-même y loger , 8c il se trouve desgens qui sc fient plus que lui à ík soli-dité, qui y logent fans crainte, 8c, quiplus est , fans accident. Mais peut-êtreradoucissement n’étoit-ii qu’une condes-cendance pour ceux dont l’imagination fcseroit révoltée. S’il faut temperer lavérité en Géométrie, que fera-ce en d’au-tres matières?
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