de M. Leibnitz. 317
Ob étoit si persuadé de sa capacité enThéologie, que comme on avoir proposévers le commencement de ce Siécle unmariage entre un grand Prince Catholique& une Princesie Luthérienne , il fut ap-pelle aux Conférences qui se tinrent furles moyens de se concilier à l’égard de laReligion. II n’en résulta rien, sinon que M.Leibnìizzàmnei la fermeté de la Princesie.
Le savant Evêque de Salisbury , M.Burnet , ayant eu sur la réunion de l’E-glise jínglicane avec la Luthérienne des vuesqui avoient été fort goûtées par des Théo-logiens de la Confession d’Ausbourg, M.Leibnitz fit voir que cet Evêque, touthabile qu’il étoit, n’avoit pas tout-à-faitbien pris le noeud de cette Controverse,& l'on prétend que l’Evêqve en convint.On íait assez qu’il s’agit là des dernieresfinesses de l’Art, & qu’il faut être véri-tablement Théologien , même pour s’yméprendre.
II parut ici en 1692,. un Livre intituléDe la Tderance des Religions. M. Leibnitzla soutenoit contre feu M. Pelìjson , deve-nu avec succès Théologien, & Contro-versiste. Ils disputoient par Lettres, Síavec une politesie exemplaire. Le ca-ractère naturel de M. Leibnitz le portoità cette Tolérance, que les esprits douxO Z fou-