de M L'eibnitz, $zstoute l’Antiquité. II en fut fait Prési-dent perpétuel, & il n’y eut point de ja-loux.
En 1710. parut un Volume de l’Aca-démie de Berlin sous le Titre de Miscella-nea Berolinensia. Là M. Leibnitz pareîten divers endroits fous presque toutes sesdiíFerentes formes, d’Historien, d’Anti-quaire , d’Etymologiste , de Physicien,de Mathématicien, on y peut ajouter cel-le d’Orateur , à cause d’une fort belleEpître dédicatoire addressée au Roi dePrusse \ il n’y manque que celles de Ju-risconsulte & de Théologien , dont laconstitution de son Académie ne lui per-mettoit pas de se revêtir.
II avoit les mêmes vues pour les Etatsde l’EIecteur de Saxe'R.oì de Pologne , &il vouloit établir à Dresde une Académiequi eût correspondance avec celle de Ber-lin, mais les troubles de Pologne lui estè-rent toute esperance de succès.
En récompense ils’ouvrit à lui en 171 r.un champ plus vaste, & qui n’avoit pointencore été cultivé. Le Czar, qui a con-çu la plus grande ôc la plus noble penséequi puiste tomber dans i’esprit d’un Sou-verain , celle de tirer ses Peuples de labarbarie , & d’introduire chez eux lesSciences Lc les Arts, alla à Torgm pourPorne IL P le