de M. Ozanam. 33J*Homme étoient bien éloignées de s’op-posera cette destination, elles se portoientnaturellement à tout ce qui scroit à déli-rer dans un Ecclésiastique, & une Meretrès-pieuse les fortifioit encore & par sonexemple ík par scs soins , d’autant pluspuissants qu’elle étoit tendrement aiméede ce fils. . Cependant il ne se tournoiepas volontiers du côté de l’Eglise , ilavoit fort bien réiiíH dans ses Humanités,mais il avoit pris beaucoup de dégoûtpour la Philosophie Schokstique, la Thé-ologie ressembloic trop à cette Philoso-phie, & enfin il avoit vû par malheur desLivres de Mathématiques, qui luiavoientappris à quoi il étoit destiné.
II n’eut point de Maître, & on n’avoitgarde de lui en donner, mais la Naturefeule fait de bons Ecoliers. A to.ou iz.ans il passoit quelquefois de belles nuitsdans le Jardin de son Pere couché fur ledos pour contempler la beauté d’un Cielbien étoilé ; spectacle en effet auquel ilest étonnant que la force même de l’ha-bitude puisiè nous rendre si peu sensibles.L’admiration desmouvemens celestes allu-moit déja en lui le désir de les connoître,& il en démêloir par lui-même ce quiétoit à la portée de fa Raison naissante.A l’âge de is. ans il avoit composé un
Ouvra-