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II savoit trop d’Astronomie pour don-ner dans l’Astrologie Judiciaire, & il ie-fusoit courageusement tout ce qu’on luioffroit pour l’engager à tirer des Horos-copes, car presque personne ne íait com-bien on gagne à ignorer l’avenir. Unefois feulement il se rendit à un Comte del’Empire, qu’il avoit bien averti de ne lecroire pas. II dressa par Astronomie leTheme de sii nativité, ôf ensuite lans em-ployer les réglés de l’Aítrologie, il luiprédit tous les bonheurs qui lui vinrent àl’efprit. En même temps le Comte fitfaire aussi son Horoscope par un Médecintrès-entêté de cet Art, qui s’y pretendoitfort habile, 6c. qui ne manqua pas d’ensuivre exactement & avec scrupule tou-tes les réglés. Vingt ans après le Sei-gneur Allemand apprit à M .Ozonam quetoutes ses prédictions é toi en t arrivées, &pas une de celles du Médecin. Cettenouvelle lui fit un plaisir tout diffèrentde celui qu’on pretendoit lui faire. Onvouloir l’applaudir fur son grand savoir enAstrologie, Lc on le confirmait seule-ment dans la pensée qu’il n’y a point d’As-trologie.
Un cœur naturellement droit & sim-ple avoir été en lui une grande disposi-tion à la pieté. La sienne n’étoit pas
feu-