ACTE I, SCÈNE VIII. ACTE II, SCÈNE I — II. 141
SCÈNE YXIÏ.
PETIT JEAN, LA COMTESSE , CHICANEAÜ.
ACTE SECOND.
SCÈNE I.
PETIT-JEAN.
LÉANDRE, ltntimé.
Voyez le beau sabbat qu’ils font à notre porte.Messieurs , allez plus loin tempêter de la sorte.
l’intimé.
Monsieur, encore un coup, je ne puis pas tout faire :
Puisque je fais l’huissier, faîtes le commissaire.
Que monsieur est un sot.
En robe sur nies pas il ne faut que venir,
Vous aurez tout moyen de vous entretenir.
Monsieur, vous l’entendez, retenez bien ce mot.
Changez en cheveux noirs votre perruque blonde.
Ces plaideurs songent-ils que vous soyez au monde?
petit-jean, à la comtesse.
Ah 2 vous fie deviez pas lâcher cette parole.
lié ! lorsqu’à votre père iis vont faire leur cour,
A peine seulement savez-vous s’il est jour.
Vraiment, c’est bien à lui de me traiter de folle!
Qu’avec tant de bonheur la fortune m’adresse;
PETIT-JEAN.
Qui, dès qu’elle me voit, donnant dans le panneau,
{ à Chicaneati.
Me charge d’un exploit pour monsieur Chicancau,
Folle! Vous avez tort. Pourquoi l’injurier?
Et le fait assigner pour certaine parole,
CBICANEAU.
Disant qu’il la voudroit faire passer pour folle,
On la conseille.
Je dis folle à lier ; et pour d’autreg excès
PETIT-JE AN.
Et blasphèmes, toujours l'ornement des procès?
Oh!
Mais voua ne dites rien de tout mon équipage ?
LA COMTFSSE.
Ai-je bien d’un sergent le port et le visage ?
Oui, de me faire lier.
I,SANDRE.
PETIT-JEAN.
Ah ! fort bien 1
Oh, monsieur i
l’intimé.
CHICANEAÜ.
Je ne sais , mais je nie sens enfin
Jusqu’au bout que ne m’écoute-t-elle?
L’â me et le dos six fois plug durs que ce malin.
PETIT-JEAN.
Quoi qu’il en soit, voici l’exploit et votre lettre ;
Oh, madame I
Isabelle l’aura , j’ose vous le promettre.
LA COMTESSE.
Mais , pour faire signer le contrat que voici,
Qui? moi! souffrir qu’ou me querelle?
11 faut que sur mes pas vous vous rendiez ici.
CHICANEAÜ.
Vous feindrez d’informer sur toute cette affaire,
Une crieuse !
Et vous ferez l’amour en présence du père.
PETIT-JEAN.
LÉANDEE.
Hé, paix!
Mais ne va pas donner l’exploit pour le billet.
LA COMTESSE.
l’intimé.
Un chicaneur !
Le père aura l’exploit, la lille le poulet.
PETIT-JEAN.
Rentrez.
Holà.
( L’Intimé va frapper à la porte d’Isabelle. )
CHICANEAÜ.
Qui n’ose plus plaider !
LA COMTE8SR.
SCÈNE II.
Que t’importe cela?
Qu’est-ce qui t’en revient, faussaire abominable ,Brouillon, voleur ?
ISABELLE, L’INTIMÉ.
CHICANEAÜ.
ISABELLE.
Ktbon, etbon, de parle diable ;
Qui frappe ?
Unsergent! un sergent!
l’intimé.
LA COMTESSE.
( à part.
Un huissier! uu huissier!
Ami. C’est la voix d’Isabelle.
FETIT-JEAN , seul.
ISABELLE.
Ma foi, juge et plaideurs, il faudroit tout lier.
Demandez-vous quelqu’un, monsieur ?
l’intimé.
Mademoiselle,
C’est un petit exploit que j’ose vous prier
De m’accorder l’honneur de vous signifier.
ISABELLE
Monsieur, excusez-moi, je n’y puis rien comprendre :Mon père va venir qui pourra vous entendre.