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venus. J’ai tout de suite changé de résolution et deretour chez moi j’ai ordonné de remettre mon départà Jeudi. J’ai copié une partie d’une pièce de vers deMlle. d’Imhoff, je lui ai écrit, et je me suis couché forttard. — Cette journée a été une des plus remarquables.C’est une nouvelle ère qui commence!
Mercredi 2. Ne voulant plus faire des visites, jesuis resté chez moi jusqu’à 10y 2 heures. Alors je suisallé chez Amélie, que j’ai quitté à 1 heure — pour ladernière fois! J’ai dîné chez moi avec mon frère; etaprès le dîner nous avons parcouru presque tout leparc. — Après 3 heures je suis allé chez Schiller, aveclequel j’ai eu jusqu’après 7% heures une des conver-sations les plus soutenues et les plus profondes dontje me rappelle. — Ensuite j’ai encore passé une heurechez Böttiger; mon bon frère m’a quitté à 10 l / a ; etalors j’ai écrit une lettre d’adieu à Mlle. d’Imhoff, quiportait l’empreinte d’une âme bouleversée.
Jeudi 3. A ß heures du matin j’ai quitté Weimar,pleurant comme un enfant lorsque j’ai franchi la portede la ville, et me livrant aux réflexions les plus dou-loureuses, mais en même-temps les plus salutaires etles plus graves. Lorsqu’il a fait jour j’ai fini la lecturedu troisième volume des Mémoires secrets sur la Russie,et j’ai commencé celle des Mémoires de Soulavie. J’aitrouvé le chemin un peu moins mauvais que je ne mel’étais imaginé, à l’exception cependant de la dernièredemi-mille avant Naumburg, où je suis arrivé à 4V a .Épuisé de toutes les fatigues d’âme que j’avais essuyéesdans les derniers jours à Weimar, je me suis endormiimmédiatement après avoir dîné; je me suis reveilléà. 8 heures; mais ne pouvant pas tenir contre le