126
moi sur ce point, quoiqu’il convienne que plusieurs deces hommes (p. e. Gneisenau) sont du premier mérite.
J’ai reçu une lettre de M. de Stein, à laquellej’ai répondu sur-le-champ, et qui m’a fourni une bonneoccasion, pour traiter ce sujet épineux. Je lui ai écrit,que quand je verrais le prince d’Orange à la tête d’undes mouvements d’Allemagne, et lui (Stein) à-côté delui, je prendrais confiance dans des expéditions pareilles;mais que tout ce que j’avais vu paraître jusqu’ici nem’en inspirait nullement.
Lundi 88. Je savais déjà depuis hier qu’on atten-dait le comte Stadion à Dotis; et plusieurs symp-tômes m’annonçaient l’approche de quelque crise. Cematin j’ai appris de plus d’un côté, et sur-tout par lecontenu d’une lettre que Paul Esterhazy avait écriteà sa mère, que les négociations prenaient une tournureanti-pacifique. Hudclist est arrivé ici; on attend lecomte Stadion à Dotis.
Le comte O’Donnell croit, que la cause de la stagna-tion subite des négociations se trouve dans une pro-position des Français de faire intervenir l’empereur deRussie, ce qui prouverait le projet de faire traîner lanégociation en longueur; projet évidemment contraire àtous nos intérêts etc. etc. — J’avoue qu’il m’est très-difficile d’admettre cette explication! Car que Bona-parte veuille la guerre ou la paix, je ne vois pas cequ’il gagne à la prolongation de cet état intermédiaire.— Il faut donc qu’il y ait d’autres obstacles.
En attendant, le comte O’Donnell m’a dit 'plusieurschoses, qui n’étaient pas faites, en vérité, pour me ré-concilier avec l’idée de la reprise des hostilités. L’em-pereur est toujours le même; il veut le but; il repousse