Band 
Erster Band.
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à-la-fin il m’a parlé clair; et il m’a dit, que le comteStadion aussi bien que Mettcrnich avait répondu àses premières ouvertures, „que la Prusse ne pouvaitrien faire pour l’Autriche dans ce moment.“ — Si celaest vrai — et il est tout aussi difficile de le croire, quede ne pas le croire — certes, Knesebeck serait am-plement justifié, s’il n’avait pas été plus loin. Maisdans ce cas-là, malgré tous les justes motifs de méfiancecontre la Prusse, notre cabinet aurait fait une fautecapitale.

J’ai beaucoup causé et négocié avec Johnson, undes Anglais les plus sages et les plus instruits sur lesaffaires continentales, que j’aie vu depuis longtemps.Je l’ai engagé à s’établir au quartier-général, malgréqu’il paraisse qu’à la fin on veut y établir Bathurst.Mais celui-ci ne fera rien, tout comme il n’a rien faitailleurs. J’ai donné à Bathurst des lettres pour Sta-dion et Bubna, pour le caractériser et le mettre biendans leur esprit.

Dans les longues conversations que j’ai eu avecle comte O’Donncll, j’ai puisé quelques espérancespour le cas que la guerre dût recommencer. Il estconvenu avec moi de tout ce qu’il y a d’affreux dansnotre position; mais il insiste, et avec raison, sur cequ’au moins la direction militaire vaudra infinimentmieux que jusqu’à-présent. Pour la conception des plans,le comité, composé de Bellegarde, Meyer etDuca,qui se concertera sur toutes les opérations avec le princeJean Liechtenstein, et son chef d’état-major Ra-detzky, sera indubitablement supérieur à tous ceuxqui jusqu’ici ont travaillé à cette partie; et quant àl’exécution, il est certain qu’il n’y a aucun parallèle