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Erster Band.
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Salzbourg, le Haute-Autriche jusqu’à l’Ens, lesprovinces méridionales jusqu’à la Save, trois cerclesde la Bohême. Ils ne parlent pas de la Gallicie;c’est-à-dire que nous devons nous arranger sur cet ob-jet avec les Polonais et les Russes; en outre 100 mil-lions de florins, et un séjour de trois mois dans lesprovinces. — De tout cela on ne veut leur céder quela Gallicie occidentale, et le pays de Salzbourg. Ilest donc clair, que la paix ne peut pas se faire, et quele voyage de Bubna sera le dernier acte de cette co-médie.

La vérité paraît être, que ni Bonaparte, ni l’empe-reur ne désirent la paix. Quant à celui-ci, je ne mesuis pas trompé sur son compte; l’impératrice est aussiprononcée que lui. Stadion, Mette mich, tout lemonde paraît plus ou moins partager leur dispositionsecrète. Palffy, prononcé dans ce sens d’une manièretout-à-fait frappante, accuse avec amertume Bubna,Hudelist, et quelques autres, comme coupables d’uneindigne faiblesse pour avoir voté en faveur de la paix.

Palffy m’a communiqué une lettre remarquable ducomte Stadion écrite à Prague le 29 août. Il m’apermis d’en prendre copie. Cette lettre peint extrême-ment bien l’état dans lequel Stadion est retourné auprèsde l’empereur.

Samedi 9. J’ai eu d’abord une longue conversationavec Palffy. Il a beaucoup vu l’empereur et il saitparfaitement ce qui se passe en lui. — L’empereur nerespire que la guerre; il va si loin, qu’il a peur dechaque proposition trop modérée de Bonaparte; cartout ce qu’il redoute aujourd’hui, c’est de ne pas avoird’assez bonnes raisons à alléguer pour justifier la con-

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