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Erster Band.
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nous“ (en qui il a parfaitement raison) „que touteidée du rétablissement de la Pologne devait être écar-tée“ (chose que Champagny), comme Metternich avouelui-même, a articulé de son propre chef, ce qui la rendbien plus remarquable encore. — Sa négociation étaitun contre-sens absolu. Il croyait la guerre certaine,par conséquent il ne songea qu’à ramasser des maté-riaux pour un nouveau manifeste. L’empereur parais-sait si complètement dans ce sens, que d’abord lors-qu’il s’agissait de faire des contre - propositions à laFrance, il ne voulait offrir qu’une très-petite partie dela Gallicie, à peine la moitié de ce qu’il a offert,et le Salzbourg. Metternich lui fait entendre qu’unepareille proposition serait réellement ridicule; mais pourl’engager à y ajouter quelque chose, il était obligé dejurer à l’empereur qu’il ne risquait rien, que lesFrançais n’accepteraient jamais ces conditions. Ilcraignait la modération de l’ennemi, et la paix quipouvait en résulter!

Je n’ai pas pu beaucoup tirer de Paul Ester-hazy qui a passé une heure avec moi; et je n’ai pasrevu Metternich. Il s’est rendu chez l’empereur avecle comte Stadion; ils ont travaillé ensemble au bureaujusqu’à minuit; après cela, Metternich est parti pourAltcnbourg. Les mouvements de ce soir m’ont faitconcevoir pour un instant l’idée de quelque nouvellevariante; mais il n’en était pas question.

Vendredi 29. J’ai demandé au comte Stadion enplaisantant, „si la contre-revolution était faite.“Il m’a dit qu’on en étais très loin, et qu’a coup sûr iln’y prendrait aucune part. — Il est arrivé un courrier