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Octobre 1809.
Lundi 2 , Aujourd’hui l’aspect des affaires a paruun moment changer. Un courrier arrivé hier de Viennea annoncé toutes sortes de difficultés et d’entraves,arrêtant la négociation. Le langage de l’empereur etde ses entours prenait de nouveau une couleur guerrière.Iludelist m’a parlé pendant une heure dans un senssi équivoque, que, si je ne connaissais pas son jargonmystérieux, j’aurais pu croire à la rupture des négo-ciations. Des motifs de délicatesse m’empêchaient depresser le comte Stadion sur un objet, qui sous tousles rapports devait lui être pénible. Cependant, avantle dîner, je l’ai un peu attaqué; il m’a dit avec em-pressement et chaleur, qu’il ne me laissait pas partir,que tout se déciderait dans quelques jours.
Le soir les deux généraux Itadetzky et Stutter-heim sont venus chez moi dans de grandes inquiétudes.Des mots lâchés par l’archiduc Jean, et par Lut-sch er a, des propos de Baldacci etc. leur ont donnésoupçon, qu’on méditait encore la reprise des hosti-lités. Je les ai rassuré aussi bien que j’ai pu; car aufond, je n’ai que très-faiblement partagé ces inquié-tudes. Radetzky m’a raconté un fait que je ne savaispas, et qui mérite d’être consigné. Depuis quelquetemps déjà les enragés de la trempe de Baldacci