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regardait plus comme ministre; le lendemain il avaitrenouvelé sa démarche dans toutes les formes; maisce n’est qu’hier que l’empereur y a répondu. — Jen’avais • pas besoin de lui expliquer ce que je voulaisdire par mon observation; mais je n’ai pas manqué desaisir le moment, pour lui exprimer toutes les idéesnoires, que son départ faisait naître dans mon âme.Il m’a renvoyé pour les développements à demain,m’ayant proposé de l’accompagner à K oui or n, et d’ypasser la soirée avec lui. En attendant, je lui ai de-mandé ce qui arriverait, si pourtant la guerre recom-mençait. Il m’a répondu, que d’abord il était persuadéque cela n’arriverait pas, que la paix se ferait à tellecondition ou à telle autre, mais qu’elle se ferait danstous les cas, l’empereur s’étant déjà mis horsde toute mesure pour continuer la guerre; quesi, par quelqu’événement tout-à-fait extraordinaire, il enétait autrement, il doutait encore très-fort, que l’empe-reur le fît appeler de nouveau; et que si enfin celaavait lieu, il reviendrait encore une fois, pour périravec l’empereur, étant sûr, qu’il périrait par la guerre,comme aujourd’hui il périra par la paix. — Il m’a ditencore, qu’il n’était pas d’accord avec Metternich surtous les points, que par conséquent il valait mieux luiabandonner la barque, que tirailler l’empereur dans dedifférents sens.
Palffy est revenu peu après. Je me suis gendarméde nouveau contre la facilité et l’insensibilité, aveclaquelle l’empereur consentait au départ de Stadion.Il m’a dit, qu’il en était moins étonné depuis qu’ils’était clairement aperçu, que la cour était mécontentede la dernière conduite de Stadion; il n’a pas pu