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lui une grande partie de la journée. — Parmi les chosesqu’il m’a communiquées, j’ai vu entre autres l’instructionqu’on lui avait donnée, lorsqu’il alla à Vienne le 20septembre. C’est un Gutachten du comte Stadion. —Il y est dit, qu’il doit représenter, combien l’Ultimatumde Bonaparte était insupportable etc., faire sentir en-suite que les quinze jours de l’armistice seraient suffi-sants pour convenir d’une base, cependant évitersoigneusement le soupçon qu’il voulait dénon-cer l’armistice! — On n’a jamais rien vu de plusfaible, de plus louche, de plus inconséquent. La con-duite de Stadion dans toute cette affaire est vraimentinconcevable. Celui qui lira cette malheureuse pièce,. ne s’imaginerait certainement pas, que l’homme qui l’àécrite, favorisait la guerre; et cependant il la désiraitau fond de son âme, et il a quitté sa place, lorsqu’ona sérieusement entamé la paix!
Ensuite il m’a dit, que l’empereur, en lui ordonnantd’accompagner le prince Liechtenstein à Vienne, luia enjoint en secret d’aller chez Thugut, pour savoirson opinion! Celui-ci lui a dit, que la seule chose quil’étonnât, était, qu’on pouvait balancer encore un instantpour accepter les conditions de Bonaparte, et que laseule crainte, qui l’agitait sans cesse, était celle, quedu jour au lendemain Bonaparte ne se rétractât surces conditions; après quoi, si on recommençait la guerre,il ne resterait pas un village à l’empereur. —
Encore une chose très-remarquable, que Bubna m’adite. Lorsque le prince Liechtenstein fut envoyé lapremière fois de Komorn à Vienne, dans le mois dejuillet, il proposa à Metternich de s’y rendre aveclui; il insista même beaucoup sur ce projet. Mais
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