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4 Va chez le prince Metternich sans y dîner; il yavait la duchesse de Sagan, qui s’établit ici avec deuxgrands appartements à la fois, Mad. Trogoff, le gé-néral Duca, Ferd. Palffy etc. — Dîné chez la du-chesse avec Mad. de Carneville, Schulenburg, etle comte Coronini de Carinthie. Une conversationtrès-libre s’est engagée à la fin de ce dîner sur lesdemoiselles H.; cette conversation nous a d’autant pluségayés qu’il s’est découvert plus tard que ce Coroniniétait l’ami intime d’un comte S., promis d’une des de-moiselles H. Rentré à 7 heures. Pilât chez moi.Joué le soir chez Mad. Feketé avec Mad. de Tro-goff et Troyer. A la partie j’ai reçu une prétenduelettre du susdit comte S., contenant un cartel pour mebattre avec lui le lendemain. Je me suis douté sur-le-champ que c’était une mauvaise plaisanterie, et j’en aiaussitôt deviné l’auteur. Cependant j’en ai pris del’humeur qui a été augmentée par une perte considé-rable (la première depuis longtemps) que j’ai faite aujeu. Rentré à 1 heure.
Vendredi 5. Je me suis éveillé à 6 heures. On aenvoyé chez moi de la part du soi-disant comte 8. pourdemander réponse à la lettre de la veille. Pendant quecela ce passait, j’avais déjà communiqué cette sottelettre à Schulenburg, et bientôt après la trame s’estcomplètement dévoilée puisque j’ai su que le porteurdes messages était le domestique de Schulenburg!— J’ai toutefois profité de cet incident pour rester levé.Je n’ai pas pu déjeûner au jardin, le vent étant tropfrais. — J’ai eu dans la matinée trois longues visites:le comte Ferdinand Palffy, le comte Bernstorff, etle général Nugent, et avec chacun une conversationF. ». Gmtz. I. 19