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Valenciennes à midi, et j’ai, traversé cette ville (qui nes’est pas encore rendue mon alliée) sans aucun obstacle.De là continuant sur Cambray j’y ai été à 4 heures;mais en passant la porte de la ville l’essieu a cassé,et j’ai été obligé de rester à Cambray. Je n’en ai pasété très-fâché, parceque le temps abominable m’avaitdéjà inspiré quelque doute sur le progrès. Je suisdonc établi dans une auberge, où j’ai fait un mauvaisdîner, et écrit une longue lettre à Pilât.
Lundi 14. Parti à 6 heures de Cambray. Le ha-zard a voulu, qu’en sortant de la porte il cassat encorequelque chose à ma voiture, si bien que j’ai été obligéde rentrer. Je me suis promené avec Charles pendantdeux heures par toute la ville. A 9 heures enfin nousétions de nouveau en marche; et allant grand traintoute la journée (pendant que je lisais encore la vie dePierre I par Voltaire) nous sommes arrivés, sans autreaccident, sans obstacle, sans avoir rien vu sur toutce chemin qui puisse donner l’idée de la guerre, et sansêtre questionné par qui que ce soit — tout cela grâcesà ma résolution fortunée de me porter sur la routemilitaire anglaise — nous sommes arrivés à Senlis à
10 heures du soir. De là j’ai expédié Charles etBasti enavec une lettre pour Müller à Paris, et je me suiscouché à minuit.
Mardi 15. Parti de Senlis à 8y 2 heures. TrouvéMuller après quelques minutes de séjour à Douvres.Causé avec lui pendant deux heures. Arrivé à 2 heuresau barrières de Paris. Introduction à la rue RichepanseNr. 5. Sorti avec Müller. Allé chez le prince Metter-nich, qui me reçoit de la manière la plus aimable.
11 me conduit à la restauration du Rocher de Cancale.