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E R I P H V L Es
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SCENE 11.
ERIPIitLE, ALCMEON, IIERMOGIDE,POLEMON, EUPHORBE, Chœur d’Argicns.
ALCMEON.
Ouï, ce peuple, Madame, et les chefs, et les rois,Sont prêts à confirmer, à chérir votre choix ;
Et je viens, en leur nom, présenter leur hommageA votre heureux époux , leur maître et votre ouvrage.Ce jour va de la Grèce assurer le repos.
ER1PHYLE.
Vous, Chefs qui m’écoutcz, et vous, Peuple d’Argos,Qui venez en ces lieux reconnaître l'empireBu nouveau souverain que ma main doit élire,
Je n’ai point à choisir : jen’aiplus qu’à quitterUn sceptre que mes mains n’avaient pas dû porter.
Votre maître est vivant, mon fils respire encore.
Ce fils infortuné, qu’à fa première aurorePar un trépas soudain vous crûtes enlevé,
Loin des yeux de fa mère en secret élevé,
Fut porté, fut nourri dans l’enceir.te sacréeDont le ciel à mon sexe a défendu l’entrée.
Celui que je chargeai de ses tristes destins,
Ignorait quel dépôt fut mis entre ses mains.
Je voulus qu’avee lui renfermé dès l’enfance,
Mon fils de ses parens n’eût jamais connaissance.
Mon amour maternel, timide et curieux ,
A cent fois fur fa vie interrogé les cieux ;Aujourd’huimémeencore, ils m’ont dit qu’il respire.
Je vais mettre en ses mains mes jours et mon Empire.
Je fais trop que ce dieu, maître éternel des dieux ,Jupiter, denti’oracle est présent en ces lieux,