Zy6 E R I P H Y L E.
L’hymen va me payer le prix de ma valeur,*
Je ne vois qu’Eriphyle , n n sceptre et mon bonheur.
T H E A N D R E.
Mais ne craignez-vous point ces prodiges funestes, 1Qu’étalent à vos yeux les vengeances célestes ?
Ces tremblemens soudains , ces spectres menciçans,
Ces morts dont le retour est l’effroi des vivans ?
Du ciel qui nous poursuit la vengeance obstinée,
Semble se déclarer contre votre hymenée.
A L C M E O N.
Mon cœur fut toujours pur ; il honora les dieux:J’espère en leur justice, et je ne crains rien d'eux.
De quel indigne effroi ton ame est-elle atteinte?
Ah ! les cœurs vertueux sont-ils nés pour la crainte ?Mon orgueilleux rival ne saurait me troubler ;
Tout chargé de Forfaits, c’est à lui de trembler.
C’est fur ses attentats que mon espoir se fonde ;
C'est lui qu’un dieu menace; et si la foudre gronde,La foudre me rassure; et le ciel que tu crains ,Pour l’en mieux écraser , la mettra dans mes mains.
THEANDRE.
Le ciel n’a pas toujours puni les plus grands crimes !Ì1 frappe quelquefois d’innoccntes victimes.Amphiaraiis fut juste, et vous ne savez pasPar quelles mains ce ciel a permis son trépas.
A L C M E O N.
He rmogide !
THEANDRE.
Souffrez que, laissant la contrainte,Seigneur, un vieux soldat vous parle ici fans feinte.a l c m E o N.
Ta fais combien moii cœur chérit la vérité.
THEANDRE,