ACTE QUATRIEME. 401
A L C M E 0 K.
Souffrez rîti moinsQue je puisse un moment vous parler fans témoins.Pour la dernière fois, vous m’entendez peut-étre;
Je vous avais trompée, et vous m’allez connaître.
E R I P H Y L E.
Sortez. De toutes parts ai-je donc à trembler?
SCENE III.
E R I P H Y L E, ALCMEOH
A L C M E O N.
Te n’est plus de secrets que je doive celer.
Théandre jusju’ici m'a tenu lieu de père;
Je ne suis point son fils, et je ti’ai point de mère.M.'dame, le destin qui m’a trahi toujours,
M'a ìavi dès long-temps les auteurs de mes jours.Connu par ma fortune et par ma feule audace ,
Je cachais aux humains la honte de ma race.
J’ai cru qu’un sang trop vil, en mes veines transmis,Plus pur par mes travaux , était d’assez .grand prix;Et que lui préparant une plus digne course,
En le versant pour vous, j’anoblissais fa source.
Je fis plus : jusqu’» vous l’on me vit aspirer,
Et, rival de vingt rois, j’ofais vous adorer.
Ce ciel enfin, ce cid m’apprend à me connaître;
II veut confondre en moi le sang qui m’a fait naître ;La mort entre nous deux vient d’ouvrir ses tombeaux,Et Penser contre moi s’unit à mes rivaux.
Sous les obscurités d’un oracle sévère,
Lea dieux ai’ont reproche jn%’aii sing ris ma œèrf*