ACTE Q.UATRIEME. 40 f
ERIPHYlf. , se jetant entre les bras de ZHonide.
Je ne puis achever, je me meurs , Zélonide.
LE GRAND - PRETRE , à Alcméon , en lui donnant l'epée.Je laisse entre vos mains ce glaive parricide:
C’est un don dangereux ; puisse-t-il désormaisNe point servir, grands Dieux, à de nouveaux forfaits !
SCENE V.
ALCMEON, ERIPH YIE
ERIPHYLÊ.
» fíE bien ! ne tarde plus, remplis ta destinée :
» Porte ce fer sanglant sur cette infortunée.
* Etouffe dans mon sang cet amour malheureux
* Que dictait la nature en nous trompant tous deux}
» Punis-moi, venge-toi, venge la mort d'un père;
* Rcconnais-moi, mon fils : frappe et punis ta mère.
A L*C M E O N.
Moi, votre fils : grands Dieux !
ERIPHYLE.
C’est toi dont, au berceau,Mon indigne Faiblesse a creusé le tombeau ;
C’est toi qui fus frappé par les mains d’Hermogide }C’est toi qui 111’es rendu, mais pour le parricide:
Toi mon sang, toi mon fils, que le ciel en courroux,Sans ce prodige horrible, aurait fait mon époux.ALCMEON.
De quel coup ma raison vient d’être cûnfondueíDieux ! sur elle et sur moi puis-je arrêter la vue?Je 11C fais où je fuis: Dieux, qui m’avez sauvé,Reprenez tout ce sang, par vos mains conservé.Est-il bien vrai, Madame, on a tué mon père!
II veut votre supplice, et vous êtes ma mèreìThéâtre. Tarn 7 . K k