E R T P íl Y L E.
4°8
ACTE V.
SCENE PREMIERE.
ALCMEON, THE ANDRE, POL^MON, Soldats,
A L C M E O N.
OTJS trahirai-je en tout, ô cendres de mon père!Quoi ce fier Hermogide a trompé m a colère!
Quoi, la nuit nous sépare, et ce monstre odieuxPartage encor l’arme'e, et ce peuple, et les dieux!Retranché dans ce temple, aux autels qu’il profane,» II me brave : il jouit du ciel qui le condamne !
( à FoUmon. )
Allez.
P O L E M O N.
Et qu’avez-vous, Seigneur, à ménager?
Tous les lieux font égaux, quand il faut fe venger;Vous régnez fur Argos...
A l c m e o N.
Argos m'en est plus chère JAvec le nom de roi, je prends un coeur de père.Me faudrait-il verser dans mon règne naissant,
Pour un seul ennemi, tant de sang innocent ?
Est-ce à moi de donner le sacrilège exempleD’attaquer les dieux même et de souiller leur temple ?Ils poursuivent déjà ce cœur infortunéQui protège contr’eux ce sang dont je suis né.
Va, dis-je, Polémon , va, e’est de ta prudenceQ.ue ton maître et ce peuple attendent leur vengeance.