416 ERIPHYLE. ACTE V.
Kon, je ne le suis pas, Dieux cruels î ct mon brasDans mon sang à vos yeux...
( on le désarme. )ERIPHYLE.
* Mon fils, n'achève pas.
Je péris par ta main ; ton cœur n’est pas complice.Les dieux t’ont aveuglé pour hâter mon supplice.
Je meurs contente... approche... après tantd’attentats,LailTc-moi la douceur d’expirer dans tes bras.
” ( il se jette twx genoux à'Erfyhyle. )Indigne que je fuis dit sacré nom de mère,
J’ose encor te dicter ma volonté dernière.
II Faut vivre, et régner: le fils d’AmphiaraiisDoit réparer ma vie à force de vertus. '
Un moment de faiblesse , et même involontaire,
A fait tous mes malheurs, a fait périr ton père.
* Souviens-toi des remords qui troublaient mes esprits:
* Souviens-toi de ta mère... ô mon fils... mon cher fils...C’en est fait...
A L G M E O N.
Elle expire... impitoyable père!
Sois content: j’ai tué ton épouse et ma mère.
Viens combler nos forfaits, viens la venger fur moi,Viens t’abrenver du sang que j’ai reçu de toi.
Je renonce à ton trône, au jour que je déteste,
A tous les miens... ta tombe est tout ce qui me reste.’Manès qui m’entendezî Dieux! Enfers en courroux,Je meurs au sein du crime, innocent malgré vous 1
Bu du Tome premier,