r A CT ï PREMIER.
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Z U L r M E.
Et pouvez-vous penser que je sois fans alarmes?L’amour veut que je parte, il lui faut obéir :
Vous savez qui je quitte , et qui j’ai pu trahir.
J’ai mis entre vos mains ma fortune , ma vie,
Ma gloire encor plus chère , et que jc sacrifie.
Je dépends de vous seul... Ah, Prince, avant ce jour»Plus d'un cœur a gémi d’écouter trop d’amour ;
Plus d’une amante, hélas ! cruellement séduite,
A pleuré vainement sa faiblesse et sa Fuite.
R A M i r E.
Je ne condamne point dc si justes terreurs.
Vous faites tout pour nous , oui, Madame, et nos cœursN’ont, pour vous rassurer dans votre défiance,
Qu’un hommage inutile, et beaucoup d’espérance.Esclave auprès devons, mes yeux à peine ouvertsOnt connu vos grandeurs, ma misère, et des fers ;Mais j'atteste le dieu qui soutient mon courage,
Et qui donne à son gré P empire et P esclavage,
Que ma reconnaissance et mes engagemcns....
Z U L I M E.
Pour me prouver vos feux vous faut-il des sermens ?En ai-je demandé, quand cette main tremblanteA détourné la mort à vos regards présente ?
Si mon ame aux frayeurs se peut abandonner,
Je ne crains que mon fort, puis-je vous soupçonner ?Ah! les sermens font faits pour un cœur qui peut feindre.Sij’en avais besoin, nous serions trop à plaindre.
R A M I R E.
Que mes jours immolés à votre fureté. ...
z u L I M E.
Conservez-les, cher Prince, ils m’ont assez coûts,