'à CT! CINQUIÈME. 271S’avaftçant tristement - tremblante entre mes-feras,Au lieu de l’hymenée invoquait le trépas:
Le peuple observait tout dans un profond silence.
Dans l’enceinte sacrée en ce moment s’avanceUn jeune homme, un héros , semblable aux immortels ;II court, c’était Egisthe; il s'élance aux autels}
II monte, il y saisit d’une main assuréePour les fêtes des dieux la hache pféparée.
Les éclairs font moins prompts ; je l’ai vu de mes yeux,Je l’ai vu qui frappait ce monstre audacieux.
Meurs, tyran, disait-il ; Dieux prenez vos victimes.Erox, qui de son maître a servi tous les crimes,
Erox, qui dans son sang voit ca monstre nager,
Lève une main hardie, et pense le venger.
Egisthe se retourne, enflammé de furie;
A côté de son maître il le jette sans vie.
Le tyran sc relève, il blesse le héros ;
De leur sang confondu j’ai vu couler les flots.
Déjà la'garde accourt avec des cris de rage.
Sa mère ... Ah! que l’amour inspire de courage!
Qiiel transport animait ses efforts et ses pas !
Sa mère.... Elle s’élance au milieu des soldats.
C’est mon fils, arrêtez, cessez, troupe inhumaine;C’est mon fils; déchirez fa mère, et votre reine,
Ce sein qui l’a nourri, ces flancs qui l'ont porté.
A ccs cris douloureux le peuple est agité ;
Une foule d’amis, que son danger excite,
Entr’elle et ces soldats vole et se précipite.
Vous eussiez vu soudain les autels renversés.
Dans des ruisseaux de sang leurs débris dispersés;Les en fans écrasés dans les bras de lenrs mères ;
Les frères méconnus, immolés par leurs frères ;Soldats, prêtres, amis, l’un fur l’antre expirans;
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