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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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'à CT! CINQUIÈME. 271Savaftçant tristement - tremblante entre mes-feras,Au lieu de lhymenée invoquait le trépas:

Le peuple observait tout dans un profond silence.

Dans lenceinte sacrée en ce moment savanceUn jeune homme, un héros , semblable aux immortels ;II court, cétait Egisthe; il s'élance aux autels}

II monte, il y saisit dune main assuréePour les fêtes des dieux la hache pféparée.

Les éclairs font moins prompts ; je lai vu de mes yeux,Je lai vu qui frappait ce monstre audacieux.

Meurs, tyran, disait-il ; Dieux prenez vos victimes.Erox, qui de son maître a servi tous les crimes,

Erox, qui dans son sang voit ca monstre nager,

Lève une main hardie, et pense le venger.

Egisthe se retourne, enflammé de furie;

A côté de son maître il le jette sans vie.

Le tyran sc relève, il blesse le héros ;

De leur sang confondu jai vu couler les flots.

Déjà la'garde accourt avec des cris de rage.

Sa mère ... Ah! que lamour inspire de courage!

Qiiel transport animait ses efforts et ses pas !

Sa mère.... Elle sélance au milieu des soldats.

Cest mon fils, arrêtez, cessez, troupe inhumaine;Cest mon fils; déchirez fa mère, et votre reine,

Ce sein qui la nourri, ces flancs qui l'ont porté.

A ccs cris douloureux le peuple est agité ;

Une foule damis, que son danger excite,

Entrelle et ces soldats vole et se précipite.

Vous eussiez vu soudain les autels renversés.

Dans des ruisseaux de sang leurs débris dispersés;Les en fans écrasés dans les bras de lenrs mères ;

Les frères méconnus, immolés par leurs frères ;Soldats, prêtres, amis, lun fur lantre expirans;

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