SUR U A TRAGEDIE. £§$
âe T Amoureux et de s Amoureuse, Si un étrangeravait demandé dans Athènes : Quel est votre meil-leur acteur pour les amoureux dans Iphigénie,dans Hécube, dans les Héraclides, dans Oedipe ,et dans Electre ? on n’aurait pas même. comprisle sens d’une telle demande. La scène françaises’est lavée de ce reproche par quelques tragédiesoù l’amour est nne passion furieuse et terrible ,et vraiment digne du théâtre ; et par d’autres oùle nom d’amourn’est pas même prononcé. Jamaisl’amour n’a fait verser tant de larmes que la nature.Le cœur n’est qu'effleuré , pour l’ordinaire , desplaintes d’une amante; mais il est profondémentattendri de la douloureuse situation d’une mère ,prête de perdre son fils ; c’est donc assurément parcondescendance pour son ami, que Despréauxdisait :
.De l’amonr la sensible peinture
Est pour aller au cœur la route la plus sûre.
La route de la nature est cent fois plus sure,comme plus noble ; les morceaux les plus frap-pans d’Iphîgénie , font ceux où Clytemnejïre dé-fend fa fille , et non pas ceux où Achille défendson amante.
On a voulu donner dans Sémiramis un spec-tacle encore plus pathétique que dans Mérope ;on y a déployé tout l’appareil de l’ancien théâtregrec. Userait triste, après que nos grands maîtresont surpassé les Grecs en tant de choses.dans h
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