SEMIRAMIS.
}I0
M I T R A N E.
La renommée, Arzace, est: souvent bien trompeuse jEt peut-être avec moi bientôt vous gémires,
Quand vous verrez de près ee que vous admires.
A K Z A C E.
Comment ?
M I T R A N E.
Sémiramis, à ses douleurs livrée,
Sème ici les chagrins dont elle est dévorée :L’horreurqui l’épouvante est dans tous les esprits.Tantôt remplissant l’air de ses lugubres cris ,
Tantôt morue, abattue, égarée, interdite,
De quelque dieu vengeur évitant la poursuite,
Elle tombe à genoux vers ces lieux retirés,
A la nuit, an filence, à la mort consacrés;
Séjour mi nul mortel n'osa jamais descendre,
Où de Ninus, mou maître, on conserve la cendre.Elle approche à pas lents, l’air sombre, intimidé:,Et se frappant le sein de ses pleurs inondé.
A travers les horreurs d’un silence farouche,
Les noms de fils , d’époux , échappent de fa bouche îElle invoque les dieux ; mais les dieux irrités<Ont corrompu le cours de ses prospérités»
A R Z A C E.
Quelle est d’un tel état l’orïgine imprévue ?
M I T R A N E.
L’effet en est affreux, la cause est inconnue.
A R Z A C E.
Et depuis quand les dieux l’accablent-ils ainsi ?
M I T R A N E.
Depuis qu’elie ordonna que vous vinifiez ici.
Moi ?
A R Z A e E.