ACTE PREMIER.
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Il remit dans mes mains ces gages précieux,'
Qii’il conserva toujours loin des profanes yeux :
Je dois les déposer dans les mains du grand-prêtre,’lui seul doit en juger, lui seul doit les connaître jtznr mon fort, en secret, je dois le consulter»
A Sémiramis même il peut me présenter.
M I T R A N E.
Rarement il l’approche: obscur et solitaire,'Renfermé dans les foins de son saint ministère »' ^
Sans vaine ambition, fans crainte, fans détour.
On le voit dans son temple, et jamais à la cour.’
II n’a point aise té l’orgueil du rang suprême,
Ni placé sa th are auprès du diadème ;
Moins il veut être grand, plus il est révéré.Quelqu’accès m’est ouvert en ce séjour sacré ;
Je puis même, en secret, lui parler à cette heurt.Vous le verrez ici, non loin de sa demeure,
Avant qu'un jour plus grand vienne éclairer nos yeux.'
SCENE II.
A R Z A C E seul.
Eh ! quelle est don7 fur moi la volonté des dieux iQue me réservent-ils ? et d’où vient que mon père.M’envoie, en expiran., aux pied-s du sanctuaire?Moi soldat, moi nourri dans l’horreur des combats.Moi qu’entîn l'amour seul entraîne sur ses pas !
Anx dieux des Chaldéens quel service ai-je à rendre ?Mais quelle voix plaintive ici se fait entendre?
(íff entend des génijsemens sertie du fond du tombeau »ou l’on sus pose qu'ils font entendus.')
Du fond de cette tombe, un cri lugubre, affreux,
Sur mon front pâlissant fait dresser mes cheveux}
Théâtre. Tome III. D d