ACTE PREMIER. ;r;
O. R 0 E S, ouvrant le coffre, ct se penchant avec res-pect et avec douleur.
C'est donc vous que je touche, ' fRestes chers et sacrés, je vous vois, et ma bouchePresse avec des sanglots ces tristes monumensQui, m’arrachant des pleurs, attestent mes sermons!Que l’on nous laisse seuls ; allez : et vous, Mitrane ,De ce secret mystère écartez tout profane.
(les Mages se retirent .)
Voici ce mème sceau, dont Ninus autrefoisTransmit aux nations l’empreinte de ses lois :
Je la vois, cette lettre à jamais effrayante,
Que prête K se glacer traça sa main mourante-Adorez ce bandeau dont il fut couronné ;
A venger son trépas ce fer est destiné,
Ce fer qui subjugua la Perse et la Médie,
Inutile instrument contre la perfidie,
Contre un poison trop sûr, dontles mortels apprêts...*A R Z a c E.
Ciel ! que m’apprenez-vous ?
O R O E S.
Ces horribles secrets
Sont encor demeurés dans une nuit profonde.
Du sein de ce sépulcre, inaccessible au monde,
Les mânes dc Ninus et les dieux outragésOnt élevé leurs voix, et ne font point vengés.
A E Z A C E.
Jugez de quelle horreur j’ai dû sentir l’atteiute.
Ici même, et du fond de cette auguste enceinte,
D'affreux gémissemens font vers moi parvenus,o R o e s.
Ces ilcccns de te mort font te voix de Ninus.
Ddî