ACTE SECOND. ;i)
C’était aller, Seigneur, et j’ai l’orgucil de croireQue ce rang aurait pu suffire à votre gloire.
Le ciel me parle enfinf obéis à fa voix ;
Ecoutez son oracle, et recevez mes lois.
Babylone doit prendre une face nouvelle ,
Quand d'un second hymen allumant le flambeau ,
Mère trop malheureuse, épouse trop cruelle,
Tu calmeras Ninus au fond de son tembeatl.
C’eil ainsi que des dieux Tordre éternel s’explique.
Je connais vos desseins et votre politique ;
Vous voulez dans T Etat vous former un parti,
Vous m’opposez le sang dont vous êtes sorti-De vous et d’Azéma mou successeur peut naître ;
Vous briguez cet hymen, elle y prétend peut-être.Mais moi, je ne veux pas que mes droits et les siens,Ensemble confondus, s’arment contre les miens :Telle est ma volonté, constante, irrévocable.
(Test à vous de juger si le dieu qui m’accableÀ laissé quelque force à mes sens interdits,
Si vous reconnaissez encor Sémiramis,
Si je puis soutenir la majesté du trône.
Je vais donner, Seigneur, un maître à Babylone.Mais soit qu’un si grand choix honore un autre ou vous,Je ferai souveraine, en prenant un époux.
Assemblez seulement les,princes et les mages 3QiTils viennent à ma voix joindre ici leurs suffrages;Le don de mon empire et de ma libertéEst l’acte îe plus grand de mon autorité.
Loin de le prévenir, qu'ou l’attcnde en silence.
Le ciel à ce grand jour attache fa clémence ;
Tout m’annonce des dieux qui daignent se calmer;Mais c'est le repentir qui doit les désarmer.
Ff *