ACTE TROISIEME.
Des souhaits pour leur gloire, et sur-toutpour l’Etat.Puissent ces jours nouveaux de grandeur et d’éclatN’être jamais changés en des jours de ténèbres,
Ni ces chants d'alégresse en des plaintes funèbres !
A Z E M A.
Pontife, et vous, Seigneurs, on va nommer un roi :Ce grand choix, tel qu’il soit, peut n’ossenfer que moi.Mais je naquis sujette, et je lc suis encore;
Je in’abandonne aux foins dont la reine m’honore :Et fans oser prévoir un sinistre avenir,
Je donne à ses sujets l’exemple d’obéir,
A S s u R.
Quoi qu’il puifîfe arriver, quoi que le ciel décide,Que le bien de l’Etat à ce grand jour préside.
Jurons tous par ce trône, et par Sémiramis,
D’être à ce choix auguste aveuglement soumis»D’obéír fans murmure au gré de fa justice.
A R Z A C E.
Je le jure ; et ce bras armé pour son service,
Ce cœur à qui sa voix commande après les dieux,
Ce sang dans les combats répandu fous ses yeux,
Sont à mon nouveau maître, avec le même zèleQui faus se démentir les anima pour elle. '
O R O E S.
De la reine et des dieux j’attends les volontés.
SEMIRAMIS.
11 suffit ; prenez place, et vous , Peuple, écoutez.
{elle s'ajjìedfur le trône.')
Azéma , AJsúr , le grand-Prètre, Arzace prennent leutyplaces : elle continue :
Si la terre, quinze ans de ma gloire occupée,
Révéra dans ma main le sceptre avec l’épée,