j§L SEMIRAMIS.
II parle, il vous attend; Ninus est votre père ;
Veus êtes Ninias, la reine est votre mère.
A R Z A C E.
De tous ces coups mortels en un moment frappé, JVans la nuit du trépas je reste enveloppé.
Moi, son fils ? moi ?
O R O E S.
Vous-même: en doutez-vous encore?Apprenez que Ninus, à fa dernière aurore ,
Sûr qu’un poison mortel en terminait le cours,
Et que le même crime attentait fur vos jours,
Qu’il attaquait en vous les sources de la vie,
Vous arracha mourant à cette cour impie.
Aíïur comblant fur vous ces crimes iuouis,four épouser la mère , empoisonna le fils.
II crut que de ses rois exterminant la race,le trône était ouvert à fa perfide audace :
Et lorsque le palais déplorait votre mort,le fidelle Phradate eut foin de votre fort.
Ces végétaux puissans, qu’en Perse on voit éclore,Bienfaits nés dans ses champs de l’astre qu’elle adore,Par les foins de Phradate avec art préparés,
Eirent sortir la mort de vos Panes déchirés;
De son fils qu’il perdit, il vous donna la place.
Vous ne fûtes connus que fous le nóm d’Arzace ;
II attendait le jour d’un heureux changement.
Dieu qui juge les rois, en ordonne autrement,la vérité terrible est du ciel descendue,
Et du sein des tombeaux la vengeance est venue.a r z A c E.
Dieu, maître des destins, suis-je assez éprouvé ?
Vous ïne rendez la mort, dont vous m’avez sauvé.