SEMIRAMIS,
N"
Avant de me donner la mort vue tu me doisDe la nature encor laisse parler la voix ;
Souffre au moins que les pleurs de ta coupable mèreArrosent une main si fatale et si chère.
A R Z A C E NINIAS.
Ah ! je fuis votre fils, et ce n’est pas à vous,
Quoi que vous ayez fait, d’embraffer mes genoux.Kiuias vous implore, il vous aime , il vous jureLes plus profonds respects , et l’amour la plus pure.C'est un nouveau sujet, plus cher et plus soumis;
Le ciel est appaisé, puisqu’il vous rend un fils :Livrez l’infâme AÍTur au dieu qui vous pardonne. .SEMIRAMIS.
Reçois pour te venger mon sceptre et ma couronne;Je les ai trop souillés.
A R Z A C E.
Je veux tout ignorer;
Je veux avec l’Asie encor vous admirer.
SEMIRAMIS,
Non: mon crime est trop grand.
A R Z A C E.
Le repentir l’efface.
SEMIRAMIS.
Ninus t’a coìnmandé de régner en ma place; ,Grains ses mânes vengeurs.
A R Z A C E.
Ils seront attendrisDes remords d'une mère et dés larmes d’lin fils.Otane, au nom des dieux, ayez foin de ma mère jEt cachez comme moi cet horrible mystère.
Fin du quatrième acte.