ACTE CINQUIEME.
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S C E N B II.SEMIRAMIS, A Z E M A.
A Z E M A.
IVIadame , pardonnez, si sans être appelée.
Des mortelles frayeurs trop justement troublée,
Je viens avec transport embrasser vos genoux.
SEMIRAMIS.
Ah ! Princesse, parle», que me demandez-vous ?
A z E m A.
D’arracher un héros au coup qui le menace,
De prévenir le crime, et de sauver Arzace.
SEMIRAMIS.
Arzace? lui! quel crime?
A Z E M A.
II devient votre époux ;
II me trahit, n’importe, il doit vivre pour vous.SEMIRAMIS.
Lui mon époux? grands Dieux!
A z E M A.
Quoi ! l'hymen qui vous lie. * i
SEMIRAMIS.
Cet hymen est affreux, abominable > impie.
Arzace ? il est... parlez ; je frissonne, achevez :Quels dangers ! hâtez-vons...
A Z E M A.
Madame, vous savez
Que peut-être au moment que ma voix vous implore..*
SEMIRAMIS.
Hé bien ?