ACTE Cry^UIEME. Î7 Ç
Sûr que clans ce lieu saint nul isolera paraître,
| Que l’accès en est même interdit au grand-prètre,
11 y vole : et le bruit par ses. foins se répand,Qu’Arzace est la victime, et que la mort l’attend}
Que Niaus dans son sang doit laver son injure.
On parle au peuple, aux grands, on «'assemble, on: murmure.
Je crains Ninus, Assur, et le ciel en courroux.SEMIRAMIS.
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Jíé bien, chère Azéma, ce ciel parle par vous :
11 me suffit. Je vois ce qui me reste à faire. .
On peut s’en reposer sur le cœur d’une mère.
Ma fille, nos destins à la fois font remplis;afì Défendes votre époux, je vais sauver mon fils.
AZEMA.
Ciel!
SEMIRAMIS.
J* frète à l’épouser, les dieux m’ont éclairée,
Ils inspirent encore une mère éplorée :
Mais les momens font chers. I aissez-moi dans ces lieux ;Ordonnez en mon nom que les prêtres des dieux,ítrc! Que les chefs de l’Etat viennent ici se rendre.
( Azéma fajse dans U ue/libule du temple ; Sémiramis , deVautre .côté , s'avance vers le mausolée. )
Ombre de mon époux ! je vais venger ta cendre.Voici l’instant fatal, où ta voix m’a promisQue l’accès de ta tombe allait m’étre permis fJ’obéirai ; mes mains qui guidaient des armées, •
Pour secourir mon fils à ta voix font armées.
Venez , Gardes du trône , accourez à ma voix ZD’Arzace déformais reconnaissez les lois: